Burn-out : 5 signes qui doivent alerter
- vlopespsychologue
- 10 juil. 2025
- 2 min de lecture
Introduction
On parle beaucoup du burn-out, mais on le confond souvent avec une fatigue passagère ou un simple stress. Or, l’épuisement professionnel s’installe rarement du jour au lendemain : il se construit par petites couches, jusqu’à ce qu’il devienne difficile à ignorer.Reconnaître les premiers signaux, même discrets, est souvent le premier pas pour reprendre prise sur une situation qui nous échappe.
1. Une fatigue qui ne passe pas
Le premier signe, et le plus parlant, est une fatigue profonde, persistante, qui résiste au repos. On peut avoir l’impression de dormir, mais de ne jamais récupérer. Cette fatigue est souvent autant physique que mentale : on se sent vidé(e), lourd(e), comme s’il fallait mobiliser toute son énergie pour des tâches simples.
2. Une perte de sens et de motivation
Le burn-out s’accompagne souvent d’un désinvestissement progressif. Ce qui comptait finit par sembler vide : les tâches habituelles, les projets, les échanges professionnels perdent leur relief. On peut continuer « en pilote automatique », mais sans élan, sans envie.
3. Des difficultés de concentration et des oublis
Quand le mental est saturé, il devient plus difficile de rester attentif. La mémoire flanche, la concentration est morcelée, et cela peut générer des erreurs inhabituelles, parfois vécues comme une source de culpabilité supplémentaire. Ce « brouillard mental » est un signal d’alerte souvent négligé.
4. Des réactions émotionnelles plus intenses
Irritabilité, larmes, découragement soudain : l’émotion devient plus difficile à contenir. On se sent à fleur de peau. Des situations qui ne posaient pas de problème auparavant deviennent insurmontables ou déclenchent une réaction disproportionnée. À cela peut s’ajouter une tendance à s’isoler, à refuser le contact, par peur de « craquer ».
5. Des signaux physiques à ne pas minimiser
Le corps finit souvent par exprimer ce que l’on retient. Maux de tête fréquents, tensions musculaires, troubles du sommeil ou de l’alimentation, douleurs diffuses : ces symptômes peuvent paraître banals, mais leur répétition et leur intensité sont un indice précieux. Ils rappellent que le burn-out n’est pas « dans la tête » : il impacte tout l’organisme.
Conclusion
On pense parfois qu’il faut « tenir » encore un peu, que ça passera avec quelques jours de repos. Parfois, cela suffit ; souvent, c’est un pansement sur une plaie plus profonde.Repérer ces signaux, en parler, c’est déjà s’autoriser à remettre du sens, à réévaluer ce qui compte, et à prendre soin de soi autrement.Un accompagnement psychologique peut offrir un espace pour déposer ces ressentis sans jugement, pour comprendre ce qui épuise vraiment, et pour retrouver une marge de manœuvre.
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